Nice · Municipales 2026

Analyse cartographique

Résultats du 1er et du 2e tour des élections municipales des 15 et 22 mars 2026 à Nice, visualisés par bureau de vote, par quartier et par canton.

Les élections municipales de Nice en 2026 ont été largement commentées dans la presse et à juste titre, avec le basculement d’une des plus grandes villes de France dans une coalition du Rassemblement national.

Sept listes étaient en compétition au premier tour ; trois ont atteint le second. La ville comptait 252 bureaux de vote répartis sur 9 cantons électoraux et 38 quartiers administratifs.

Parmi tous ces commentaires, peu entraient néanmoins dans le détail de l’électorat niçois et de sa géographie.

Du centre plutôt centriste aux quartiers en vue de la Libération, en passant par les collines paisibles et les cités populaires, Nice regroupe en son sein des réalités très diverses, souvent séparées en plusieurs communes ailleurs en France.

Ce projet personnel avait pour but, au soir du 2nd tour, d’éclaircir en particulier quelques points :

  • Les rapports de force des forces en présence dans le bloc de gauche, arrivé divisé notamment entre les écologistes d’Unis et le groupement de gauche radicale LFIste
  • Les reports de voix vers la liste du maire sortant, Christian Estrosi, dans une tentative de contrer la montée de la liste menée par Eric Ciotti
  • L’absence de front anti-ciottiste au 2e tour, malgré une participation en hausse

J’ai pris quelques libertés avec les définitions pour construire les cartes :

  • Les listes sont nommées “Ciotti”, “Estrosi”, pour les deux candidats principaux qui se sont mis en avant et sont les plus connus. La liste de gauche radicale a été nommée “NFP/LFI”, celle des écologistes et des socialistes “UNIS”.
  • Les “blocs” utilisés sur certains filtres ont été définis par grands ensembles, en fonction du classement de la liste principale, pour montrer des dynamiques : UXD (union extrême-droite) pour grouper la liste ciottiste et celle de Reconquête ; DVD (divers droite) pour la liste estrosite, qui regroupaient les partis de droite et du centre ; DVG (divers gauche) pour grouper les listes de gauche ensemble, les socialistes/écologistes, la gauche radicale et, plus anecdotiquement, Lutte ouvrière. La liste Démocratie directe, inclassable, a été laissée en divers.
  • Dans le découpage par quartiers, deux zones ont été groupées par manque de bureau de vote : Lingostière et Saint-Isidore, Crémat et Saint-Roman.

Le projet repose sur une compilation des données officielles remontées au niveau national sur les sites institutionnels du ministère de l’Intérieur et de data.gouv.fr.

Il a été effectué dans le cadre d’un premier test de Claude Code pour générer des datas exploitables rapidement visuellement. Le résultat, compilé en une courte soirée, est bluffant.

Les cartes sur ce mini-site permettent facilement d'explorer ces résultats à différentes échelles géographiques, du bureau de vote au quartier, et de comparer l'évolution entre les deux tours.

Au final, au premier tour, la liste menée par Eric Ciotti est arrivée en tête dans 214 des 255 bureaux géolocalisés et dans la totalité des 9 cantons. Celle de Christian Estrosi menait dans 39 bureaux, concentrés dans les quartiers centraux. NFP/LFI n'a devancé ses adversaires que dans 2 bureaux, en Nice-7. La participation a atteint environ 52 %.

Au second tour, la liste d’Eric Ciotti a remporté 8 cantons sur 9 et 197 bureaux sur 256. Seul Nice-7 a basculé en faveur de Christian Estrosi.